En préambule
L’Association Sécurité Riviera (ASR) va devoir à moyen terme quitter son site actuel de Clarens (Rue du Lac 118), car le propriétaire de la parcelle prévoit de développer un projet immobilier à cet endroit. À l’horizon 2030-2035, le projet d’une nouvelle «Maison de la sécurité publique» vise à réunir sous un même toit une grande partie des services de l’ASR (police, ambulance, défense contre l’incendie et secours, protection civile et administration générale) et tout en maintenant son dispositif sécuritaire régional.
Le contexte
Depuis 2017, le Comité de direction et la Direction se sont employés activement à identifier une solution permettant d’adapter le dispositif sécuritaire régional aux réalités actuelles et implanter une Maison de la sécurité publique (MSPR) sur le territoire de la Riviera vaudoise.
Ce bâtiment devra répondre pleinement aux nécessités des services opérationnels et permettra un regroupement des services administratifs. Le projet vise non seulement à rassembler sous un même toit une grande partie des services de l’ASR, mais également à développer les synergies avec les partenaires externes, dont certains auront la possibilité de rejoindre la future MSPR. Le dispositif sera axé sur la proximité, en particulier grâce au maintien de sites sur d’autres parties du territoire de la Riviera.
Les différentes parcelles envisagées et le choix opéré
Après une étude préliminaire prenant en compte cinq sites potentiels, le Comité de direction avait retenu, en 2021, une parcelle située près du complexe sportif de « La Saussaz » à Montreux (à lire dans Communiqué de presse). Toutefois, en raison notamment des enjeux politiques liés à ce choix et à sa relative proximité du lieu-dit « Les Grands-Prés », sur lequel un projet immobilier avait essuyé un refus populaire, cette option a finalement été abandonnée.
Deux nouvelles parcelles ont ensuite été envisagées, l’une à Montreux, sur l’actuel emplacement du P+R de Chailly et l’autre à Blonay – Saint-Légier, au lieu-dit « Pré-au-Blanc ».
Après une analyse approfondie intervenue dans le courant de l’année 2025 (rapport de synthèse disponible ci-après), la parcelle « Pré-au-Blanc » s’est révélée être la plus pertinente, notamment en termes d’optimisation opérationnelle et de potentiel de développement.
L’organisation et la gouvernance du projet ont ainsi été renforcées. Un Comité de pilotage, composé d’une délégation du Comité de direction, du Directeur, du Chef de projet, ainsi que de la Chargée de communication, assurent la supervision du projet et le lien avec le Comité de direction, instance décisionnelle stratégique. Un Chef de projet a été désigné et il travaille actuellement en étroite collaboration avec un mandataire externe, spécialiste du domaine.
Cette organisation complète les différents groupes de travail « métier » ainsi que le Comité stratégique, qui réunit l’ensemble des acteurs et, finalement, la Commission consultative du Conseil intercommunal.
Conformément à la politique régionale de sécurité publique et aux responsabilités confiées aux communes, notre organisation doit évoluer pour répondre aux défis actuels et futurs de notre territoire.
L’équilibre entre les réalités urbaines et périurbaines, l’évolution des risques ainsi que les nouvelles exigences du domaine sécuritaire et préhospitalier nécessitent une approche coordonnée fondée sur un modèle de sécurité publique de proximité et de co-production avec les communes.
Cette évolution s’inscrit dans la continuité de collaborations éprouvées, notamment lors de manifestations d’envergure, et vise à renforcer l’interopérabilité des primo-intervenants, la gestion des crises et le suivi des procédures.
Parallèlement, la maîtrise des coûts et l’efficience des prestations passent par une adaptation de nos infrastructures. La vétusté de certains locaux, leur nécessaire mise aux normes ainsi que l’urgence liée à certains baux et aux attentes de nos partenaires rendent aujourd’hui ces investissements indispensables au maintien d’un service public performant et durable.



